22.02.2008
Le grand n'importe quoi
A la télévision, la énième cérémonie des César distille son lot de prétention, de phrases creuses, de pseudo bons mots, elle s'agrémente de clins d'oeils critiques -ou voulus tels- sur les errances de la politique actuelle... Le monde du cinéma franco-français se congratule sur les ondes mais dehors il fait froid et la nuit s'est étendue sur une époque étrange, celle du grand n'importe quoi.
Dans les rues de Paris, la pauvreté ne se cache même plus. Pour que les droits élémentaires ne soient pas bafoués par le rouleau compresseur de l'ultra-libéralisme, il faut même qu'elle en arrive à se mettre en scène sous des centaines de couvertures de survie aux reflets dorés d'un tapis éphémère de palais de conte de fées.
Chaque jour apporte son lot de déclarations imbéciles et d'actes irréfléchis. La presse s'est tellement enivrée qu'elle en demande toujours plus. Le pire, sans doute, est qu'elle demeure persuadée de jouer son rôle critique contestataire. Il n'en est rien. Un brûlot publié ça et là ne suffit pas à racheter une conduite. Trop de collusion avec un pouvoir dont l'exécutif abuse dans un climat de pagaille généralisée.
Le grand n'importe quoi en somme. Le Président, d'une pauvreté humaine affligeante, agit comme une calamité qui aurait attiré dans son sillage les incompétents de tous bords et qui serait parvenu à pervertir ceux qui avaient peut-être quelque chose à dire.
Le système qu'il a patiemment mis en place avec intimidation et brutalité se révèle une aberration. Il apparaît comme une tentative d'obtenir ce qui ne peut s'acheter, la reconnaissance. Le personnage a tout à prouver, tout à légitimer. Son âge, sa physionomie, ses origines...Bref, tout ce qui devrait être du domaine de l'accessoire quand on prétend avoir un projet de gouvernement pour un pays.
Depuis des années nous errons, coincés entre des retards d'évolution des consciences, des valeurs qui n'ont plus de sens parcequ'elles ont été par trop baignées de sang (la jacobinisme ou cette maudite "fierté nationale" si mal placée), et la faux de l'économie mondiale qui régente nos existences au mépris de tout ce qui fait que nous méritons le nom d'Hommes. Cette errance en France aujourd'hui a pris une autre dimension, plus dramatique, parce qu'elle dresse les citoyens les uns contre les autres. Nous marchons sur la tête à la façon de fous et nos élites, piégées dans leurs contradictions et leurs intérêts, ne trouvent même plus l'énergie pour inverser la vapeur.
L'alternative n'existe pas dans le paysage politique local. On nous rebat les oreilles avec la "révolution" et l'extrême gauche s'agite comme des vers au bout d'hameçons. Elle aussi n'a rien compris. La révolution c'est le triomphe de la barbarie, la dictature de la médiocrité, au moins pour un temps. Il faut passer à autre chose et rabattre le caquet des petits hommes qui aboient comme des roquets du haut de leurs estrades.
L'an dernier les français ont choisi. Il sont commis une profonde erreur. Nous la payons. Comme le disaient nos ancêtres à l'approche d'un danger, d'une peste, ou d'une invasion: libera nos Domine.
Les temps qui viennent nous apporteront un savant mélange modernisé de tout cela. Demain sera pire qu'aujourd'hui.
22:21 Publié dans Grandes réflexions :-) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.02.2008
C'est parti!

Dix neuf cadres présentant photos et dessins (numériques ou classiques) accrochés au Station B, à Lyon, pour un peu plus d'un mois.
Une nouvelle aventure qaherabearienne...
20:29 Publié dans Gay & Bear | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Glisser l'aile sous le vent...
"J'aimerais tant voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent.
Voir les jardins de Babylone
Et le palais du grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji-Yama.
Voir le pays du matin calme
Aller pêcher au cormoran
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent.
Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris..."
Henri Salvador, RIP 2008
20:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note