17.03.2008
Tibet
Du sommet du Toît du Monde aux plateaux arides et glacés qui s'étendent à perte de vue au pied de ces montagnes,
Là repose une part de la Sagesse sans âge.
Les fausses étoiles peuvent bien baigner dans leur champ de sang, elles ne sont rien au regard de celles qui parsèment le Ciel:
Celui qui maltraite le Tibet maltaite tous les Hommes.

21:33 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2007
Frémissements...

Buste de Marianne à Creil.
Dans moins d'une semaine, la grande foire aux illusions, le manège étourdissant de la vie politique française trouvera une première échéance. Dix candidats seront éliminés de l'élection présidentielle. Une fois les tractations liées aux reports de voix opérées et achevées, ils retourneront à leurs occupations, à leurs révolutions. Ils se battront pour exister encore un peu, pour que la vague de l'oubli ne les balaye pas complètement.
Il n'en restera donc que deux. Alors, on parle déjà de surprises possibles, on craint qu'un scénario en particulier se reproduise. Le battage médiatique atteint son paroxysme cherchant à entraîner le pays tout entier dans une forme d'excitation qui n'est pourtant pas au rendez-vous.
Il est vrai que les gens parlent de politique plus volontiers, les remarques fusent sur les marchés, les allusions souvent déformées aussi. On croit savoir qu'une telle a dit ceci et qu'un autre a exprimé cela, on ramène tout à des considérations souvent trop terre-à-terre parce que l'on a peur... L'information est pourtant là, noyée dans un flot perpétuel d'images, de chiffres et de paroles qu'on nous sert comme une bouillie destinées aux oies que l'on gave.
Je ne fais pas partie des personnes qui se décideront au dernier moment pour exprimer leur choix. Ce sera la première fois que le bulletin que je glisserai dans l'urne, encore transparente et pas encore numérique, portera un nom car je n'ai jamais choisi personne à une élection présidentielle depuis que je suis en âge de voter. Ils n'étaient pas dignes de moi.
Cette fois-ci, je vais donner une chance. Je vais augmenter un nom de ma voix car, en fin de compte, c'est moi qui détient la réalité du pouvoir dans ce geste. Nous sommes ainsi des millions qui ne nous en rendons pas forcément compte. Et cette voix posée sur un nom pour l'équilibre de ses propos plus que pour la réelle portée d'un programme qui reste pour tous aléatoire, aura son poids, le même que celui du bulletin que mon voisi aura mis sur quelqu'un d'autre.
Pour moi il n'y aura pas en ce premier tour de vote "utile". Je n'ai pas eu peur en 2002 parce que j'ai fait un calcul simple et que j'ai écouté, observé, sans céder au délire ambiant mobilisant l'effet de masse, la peur collective.
Je voterai pour donner une chance et pour mettre au défi un nom de suivre sa voie sans lui demander la lune, juste de respecter les vertus d'un humanisme éclairé et d'accorder à l'économie sa juste place, ni trop, ni trop peu.
Le vote doit être un choix personnel et demeurer dans la sphère privée. On peut en parler dès lors qu'il sert à faire avancer les choses par l'exemple, à communiquer et débattre avec un entourage de gens intelligents qui se gardent de juger sur une couleur politique.
Ne jamais aliéner sa liberté de conscience à tel ou tel parti, tel ou tel personnage ou syndicat. Toujours rester maître de sa voix de cette petite once de pouvoir à la puissance phénoménale que des gens ont défendue au prix de leur vie. La politique paillettes des stars, leurs "ralliements" n'ont, dans le fond, ni intérêt ni légitimité aux yeux des citoyens: tout cela n'est que du vent.
Lorsque la fête sera finie, certains réveils se feront difficiles. Pas le mien.
00:06 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.04.2007
Paroles d'experts...
Prenez un grand musée d'art réputé dans le monde entier pour son fond tout à fait original en peinture médiévale.
Prenez des experts qui se sont succédés au fil des décennies pour évaluer l'importance de cette collection unique au monde et dont les conclusions ont été enthousiastes.
Et puis, imaginez un grain de sable, tout petit, venu se loger là où personne ne l'attendait. Juste une petite vérification fortuite de pigmentation au microscope...
Cette histoire pourrait constituer le début d'un roman à succès. Elle est pourtant vraie et surprenante.
Il y a quelques mois, les conservateurs du Musée des Beaux Arts de Tournai, en Belgique, se rendent compte qu'une grande partie de sa célèbre collection de Maîtres flamands du XVème est..."fausse". Des madones, des descentes de croix, des portraits de notables...autant d'oeuvres qui sont, en fait de larges repeints! Certaines d'entre elles l'ont été à plus de 70% et récemment, puisque l'enquête à révélé des pigments datant du XXème siècle!
Alors, certes, il ne s'agit pas de faux, stricto sensu puique les oeuvres initiales très dégradées ont été grandement restaurées. Mais le peintre ne s'est pas contenté de ce type d'action, il a aussi recréé des toiles originales à partir d'éléments épars à la façon des artistes flamands de la Renaissance.
Là où l'histoire est étourdissante c'est que cet homme, restaurateur de son état, Josef Vanderveken, a réussi à reproduire les techniques de l'époque, à s'emparer du tour de main d'un Van Eyck par exemple.
Personne n'a su faire la différence. Mieux encore, ce même maître moderne a constitué la collection d'un riche homme d'affaire avant guerre, celle-là même qui allait, par la suite échoir au Musée des Beaux Arts après avoir berné Goering. Ce dernier était persuadé de mettre la main sur un trésor unique au monde lorsqu'il l'a acquis pour une très forte somme d'argent.
Paradoxalement, cette histoire "abracadabrantesque" qui a ébranlé la communauté belge des historiens de l'Art -imaginez qu'on vienne vous dire demain que la Joconde est une belle supercherie!- en pointant du doigt la marge d'erreur possible en terme d'expertise, cet épisode à mis en lumière le génie d'un restaurateur-copiste qui, à cinq siècles de distance, représente le dernier des grands maîtres flamands dont il se voulait l'élève.

Josef Vanderveken dans son atelier.
21:20 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.01.2007
"Second Life", virtualité et pompe à fric
Créé par Ansche Chung, le logiciel Second Life permet de faire évoluer des personnages dans un monde virtuel calqué sur le réel.
Des internautes, branchés simultanément, se créent une identité matérialisée par un avatar idéalisé qui se déplace et "vit" dans un univers en trois dimensions.
Présenté ainsi, ce programme n'a rien de révolutionnaire, ni dans son concept, ni dans son design. Cependant, tout change dès lors que l'on sait que Second Life fonctionne véritablement comme un monde parallèle. Les avatars correspondent tous à une personne existante quelque part dans le monde. Ils ne sont pas générés par l'informatique mais bien par des utilisateurs vivants.
Au même titre que les mascarades du carnaval de Venise qui durait plus de six mois au XVIIIème siècle et qui permettaient une grande liberté d'action aux personnes qui ne sortaient que masquées -donc protégées par l' anonymat-, Second Life donne a chacun la possibilité de matérialiser une existence rêvée... Avec tous les risques que cette virtualité si criante de vérité comporte.
L'autre particularité de ce programme est d'intégrer la dimention financière. Il est possible de faire des affaires dans la virtualité. Des tractations et ventes qui, elles, se traduisent par de vrais mouvements d'argent sur des comptes en ligne de type Pay-Pal. La publicité pour des grandes marques s'affiche au détour des lieux visités par les avatars et même les partis politiques les investissent...
Une fois de plus, l'appât du gain, la fumeuse promesse de l'argent facile, s'insinue dans ce qui, au départ, est conçu comme un jeu. Cet aspect pose de nombreux questionnements, à la fois pratiques et philosophiques.
Quelle crédit, par exemple, accorder à une relation virtuelle qui se nouerait entre deux internautes par le biais de leurs avatars respectifs sachant que la possibilité de commercer, d'une façon où d'une autre, se cache derrière? Peut-on tout acheter?
Je ne pense pas qu'il faille craindre que les être humains s'isolent à terme derrière leur écran et ne vivent leur existence que par procuration (car l'homme est fondamentalement un animal de contacts réels), cependant Second Life est un pas de plus vers une forme d'étourdissement doublée d'une formidable pompe à fric qui ne cache qu'à peine ses véritables motivations.
Là où les sociétés modernes auraient besoin de se repenser d'un point de vue relationnel et humaniste, on continue à faire du dieu argent le seul moyen de fédérer des gens autour de pseudo-valeurs qui n'ont aucune solidité.
Un seul grain de sable dans la mécanique des flux financiers virtuels et tout le système s'écroule. Que restera-t-il alors du monde parfait des avatars?
20:55 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.01.2007
Au bout de la corde
En faisant exécuter Saddam Hussein al-Tikriti, il y a quelques jours, les autorités américaines ont déclenché le compte à rebours d'une crise dans la crise qui aura, à n'en pas douter, des répercussions importantes dans l'avenir.
Il faut comprendre que ça n'est pas la justice irakienne en la pleine possession de son droit qui a condamné l'ancien dictateur à l'issue d'un procès qui ressemblait plus à une mauvaise pièce de théâtre qu'autre chose, mais bien les forces américaines d'occupation, de pacification on aurait dit il y a moins d'un siècle. Comment juger avec la sérénité et le recul nécessaire à tout devoir de mémoire un personnage, un système entier (celui du Parti Baas) dans un contexte de siège, de chantages, de traques et d'attentats ?
Il n'y aura jamais de second procès, celui-là même tant attendu qui aurait pu démonter tout le fonctionnement d'une dictature soutenue par l'Occident jusqu'à une époque récente (en 1991 les américains n'avaient pas voulu déloger Hussein de son QG alors qu'ils étaient en mesure de le faire...Pourquoi?). Les familles des victimes du régime ne seront jamais entendues...
Pas de larmes pour Saddam Hussein, soit, mais qu'il soit permis d'en verser au moins une petite pour le principe judiciaire bafoué par ceux-là même qui se sont faits champions de sa défense et qui viennent de commettre une erreur supplémentaire.
On n'exécute pas un dictateur au nom de la justice. Encore moins en dégradant sa nature d'homme par des insultes, fut-il le pire des pires. Un dictateur vivant incarcéré est beaucoup plus utile qu'un cadavre élevé au rang de martyr par ses partisans. La loi du talion ("oeil pour oeil, dent pour dent, vie pour vie"), bien qu'elle ait été mise en oeuvre en Mésopotamie, n'a jamais rien donné de durable.
Par ailleurs, on ne tue pas un homme, fut-il le pire des pires, la veille d'une fête fondatrice de sa culture, a fortiori l'Aïd, quand on connait l'implication du fait religieux dans la vie des musulmans d'Orient. Ce "détail" pèsera lourd demain car il contribuera à faire de Saddam Hussein le héros martyr d'un pays à feu et à sang que les "diables d'étrangers" -comme disait l'impératrice de Chine Cixi- n'ont pas su apaiser.
Dans dix ou vingt ans, quand le souvenir du massacre des kurdes ou des geôles d'Abou Ghraib se sera estompé, on ne gardera de Hussein que l'image du chef de guerre, du "libérateur" du "modernisateur". Il y aura bien alors quelqu'excité pour tuer ou rançonner en son nom.
Cette pendaison à la va-vite trahit le grand bricolage que représente la politique étrangère des Etats-Unis au Moyen-Orient. Mais s'il n'y avait que là! Depuis deux siècles, l'Histoire montre que la puissante amérique n'a aucune vision intelligente et durable en matière de politique extérieure. Complexée par son absence de racines propres et par le sort réservé par ses pionniers aux natifs de ses territoires ainsi qu'aux "déportés importés" des champs de coton, ses gouvernements n'arrivent toujours pas à faire la part des choses et se positionner comme institutions responsables dans un monde où les tensions s'exacerbent du fait des inégalités toujours plus criantes.
Les Etats nous conduisent dans le mur! Alors, bien sur, on incrimine le "phénomène Bush" et son administration si particulière baignant dans un substrat de culture ultra-libérale et religieuse... Mais cela ne suffit pas à tout expliquer car il y a derrière des gens qui ont choisi, qui ont soutenu et qui ne se sont pas encore réveillés, ou alors qui le sont pour de mauvaises raisons.
Au même titre qu'on ne peut se réjouir des calculs opérés par quelque avocat pour empêcher qu'un dictateur soit jugé en tablant sur sa mort prochaine, on ne peut cautionner l'exécution d'un tyran. Car le fait de l'avoir tué "officiellement" enlève toute crédibilité à la justice qui a usé des mêmes armes que lui. Cet acte n'élève ni n'apaise.
Il est une profonde erreur.
18:48 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.12.2006
Vestales modernes
A l'époque de la République romaine, les cultes divins étaient affaire d'état, c'est à dire que les fonctions de prêtres représentaient des charges éminement politiques. D'ailleurs, Jules César fut, lui-même, flamine dialis très jeune. Parmi le clergé de l'époque figuraient les vestales, jeunes filles vierges attachée au culte de Vesta, déesse matérialisée par un feu constamment entretenu symbolisant la pérennité de Rome.
Cette congrégation vivait au coeur du Forum dans une grande villa de marbre dont les vestiges actuels sont encore très évocateurs. Soumise à des règles srictes de discipline, le moindre faux pas pouvait être très cruellement sanctionné (on parle de l'emmurement des vestales qui avaient perdu leur pureté). Au fil du temps, cette institution a pris une tournure beaucoup plus politique, la vestale demeurant un symbole fort de légitimité.
Dans bon nombre de civilisations antiques, on retrouve ce culte de la jeune femme vierge -ou tout au moins non mariée, ce qui à l'époque était quasiment impensable- représentant, plus que le souverain ou les institutions, la continuité de la civilisation. Les Divines Adoratrices égyptiennes procédaient du même principe, l'autorité politique en plus puisqu'elles administraient effectivement les dépendances du Temple d'Amon de Karnak (autant dire un bon tiers du territoire égyptien d'alors).
Virginité, pureté, beauté sont des éléments récurrents que l'on retrouve aujourd'hui dans un lointain héritage, davantage culturel et symbolique que réellement politique ou religieux: l'élection d'une Miss.
La survivance des rituels anciens est claire. Une jeune femme est nommée chaque année pour représenter un pays mais aussi une forme d'idéal de beauté et de proximité avec les gens.
Ca n'est sans doute pas fortuit si ce concours a été organisé dès la fin de la deuxième guerre mondiale, période de barbarie sans nom et de remise en question de tout les idéaux qui avaient pu contribuer à construire l'europe des Nations.
Si l'on suit la logique antique, Je ne serais pas étonné que les futures Miss finissent par dépasser le rôle actuel qui leur est attribué pour exercer un pouvoir beaucoup plus tangible et devenir de véritables enjeux.
D'ailleurs l'une d'entre elles, Elodie Gossuin, a bien été élue au Conseil de sa Région...

Rachel Legrain-Trapani, 60ème Miss France (2007). Photo Reuthers.
11:56 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.10.2006
Grand Croix

La Russie de Vladimir Poutine c'est (en vrac, liste non exaustive):
-la guerre en Tchétchénie et ses exactions (dans les deux camps)
-les orphelinats-mouroirs,
-les enfants-rats vivant dans les égoûts de Moscou,
-le massacre de Beslan (Ossétie du nord, 300 enfants rafalés)
-la mafia russe et son réseau de prostitution, de trafic de drogue etc
-les sous-marins nucléaires rouillés qui coulent dans la rade de Mourmansk
-la disparition de la classe moyenne timidement apparue sous le mandat arrosé de Eltsine
-l'assassinat politique d'opposants ou de journalistes (Ana Politkovskaia par exemple...)
-le bastonnage en règle des manifestants de la gay pride,
-des "ratonnades" dans un contexte ultra nationaliste,
-et caetera, et caetera...
Pourtant, de passage à Paris, le président Poutine a recu des mains de J.Chirac -donc au nom du peuple français- l'un des plus hauts grades dans l'ordre de la Légion d'Honneur: celui de Grand croix.
Moi qui ne suis pas nationaliste pour deux sous, je dénonce pourtant ce scandale, cette forfaiture au nom de l'humanisme. Une telle distinction ne se donne pas à un personnage de la sorte sans perdre de sa valeur.
Il est vraiment temps de laver les parquets de l'Elysée à grandes eaux.
23:22 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.09.2006
Devinette...
Quel point commun y a-t-il entre tous les nouveaux riches de la planète?
Russes, chinois, émiratis ou américains... Ils ont un terrible mauvais goût!
Finalement, la culture reste l'une des rares valeurs qui ne s'achète pas. Et je préfère de loin un aristo fauché à un parvenu doré à l'or fin.
20:39 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.07.2006
Côte d'Ivoire, cote d'alerte

Dans les années 1970, quand j'étais gamin au Sénégal, la Côte d'Ivoire, et surtout Abidjan, sa capitale économique -Yamoussoukro étant capitale administrative- faisait figure de modèle politico économique d'une Afrique qui avait, tant bien que mal, réussi négocier sa sortie de l'époque coloniale.
Evidemment, les problèmes et les inégalités étaient légion mais les différentes ethnies vivaient en paix, mangeaient à leur faim, les enfants allaient à l'école.
Le "Vieux" Félix Houphouüet-Boigny, l'un des instigateurs de la décolonisation (avec le sénégalais Senghor et le gabonais M'ba, pour ne citer qu'eux) régnait en despote éclairé, confondant largement finances publiques et privées, comme en France à l'époque du Grand Siècle, recevant les chefs d'Etat du monde entier dans un concert d'acclamations.
Evidemment le spectacle était démocratiquement contestable mais, au moins, il y avait la paix.
Trente ans après c'est tout l'inverse. Les guerres entre nord et sud du pays, entre partisans et opposants d'un chef d'état pantin qui souhaitait gouverner comme son auguste prédécesseur sans en avoir l'envergure, ont ruiné le pays et poussé ses populations à des situations extrêmes.
Pour manger à Abidjan, il faut maintenant se prostituer ou rançonner les gens dans la rue. Les européens ont quitté massivement le pays, or avec les libanais qui y avient trouvé refuge lors de la grande guerre des années 70-80, ils représentaient un incontestable pilier de l'économie locale car ils investissaient dans le pays.
Les finances sont massivement cansacrées à l'effort de guerre civile locale, il n'y a plus d'argent pour les hopitaux et les écoles. Des maladies éradiquées dans les années 1930 refont leur apparition: la fièvre typhoïde par exemple... Le SIDA se développe à vitesse grand V. La Côte d'Ivoire se transforme en véritable bombe à retardement. Cette bombe menace non seulement l'Afrique mais aussi l'Europe.
A l'heure où on parle beaucoup de Charters et de reconduites à la frontière, ne ferait-on pas mieux de traiter les problèmes à la racine? Pour une action efficace afin de rendre au citoyens ivoiriens, comme aux autres d'ailleurs, le droit à vivre en paix dans leur pays avec la considération auquel chaque être humain a droit, il n'y a qu'une seule chose à faire: cela se nomme ingérence humanitaire.
La Communauté internationale n'a qu'à décider, une bonne fois pour toute, d'entrer faire le ménage en Côte d'Ivoire, désarmer les bélligéreants, de gré ou de force, organiser des élections libres et démocratiques, réunir les sages et les hommes politiques du pays pour leur demander de rédiger une Constitution.
Il est des moments ou le blabla idéologique doit laisser la place à l'action. Si un pays n'a plus matériellement les moyens ni les esprits compétents pour se relever, c'est à l'ONU de le faire, et de manière énergique.
Voir des enfants prendre les armes ou se prostituer pour manger, assister à des massacres inter-ethniques, écouter les discours cyniques de chefs de guerres ou de prétendus "rassembleurs" est humainement intolérable et, au même titre qu'on ne balaye pas un dallage avec une brosse à dents, on ne traite pas de problèmes urgents et vitaux sans s'en donner réellement les moyens.
Quitte à déplaire à ceux qui crient au néo-colonialisme.
10:34 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.05.2006
Monténégro
Le 21 mai dernier, les citoyens monténégrins ont opté pour leur indépendance par référendum. Ce vote entérine la fin définitive de la Fédération Yougoslave qui a fait couler beaucoup de sang depuis 1991 dans une région d'Europe toujours considérée comme une poudrière.
En 2004, le parlement du Monténégro ( officiellement Tsrna Gora, capitale: Podgoritsa) a choisi le drapeau suivant comme emblème national. On y retrouve l'aigle bicéphale couronnée, commune à de nombreux pays slaves et balkaniques, arborant le blason royal de 1910.
Ce petit état à l'avenir prometteur a exercé le droit qu'ont -ou que devraient avoir- les peuples à disposer d'eux-mêmes, légalement, au nez et à la barbe d'une Serbie qui n'a pas totalement renoncé à ses envies d'hégémonie sur la région. L'Union européenne a grandement facilité les choses pour que le processus s'engage rapidement, une façon de racheter son manque de réactivité face aux atrocités de la guerre de 91.
23:48 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note