13.02.2008
Glisser l'aile sous le vent...
"J'aimerais tant voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent.
Voir les jardins de Babylone
Et le palais du grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji-Yama.
Voir le pays du matin calme
Aller pêcher au cormoran
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent.
Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris..."
Henri Salvador, RIP 2008
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16.11.2006
Découverte et re-découvertes!

Instantané extrait du court métrage pour "L'âme-stram-gram" de Ching Sui Tung, 1999
Ce devait être durant l'été 1988, j'étais chez mon oncle, des clips passaient plus ou moins en boucle sur une chaîne TV... L'un d'eux captiva mon attention dans un mélange de fascination et d'angoisse, bercé par une musique très rythmée et une voix particulière. On y voyait une femme coiffée de cornes métalliques embrocher un toréador dans un paysage de grisaille et de boue.
C'est par "Sans logique" que je fis connaissance avec Mylène Farmer, comme si j'avais pris une tarte dans la figure... Je n'ai jamais oublié ce clip et son savant mélange d'esthétisme et de cruauté.
Ce n'est que quelques années plus tard, tout à fait par hasard et à 5000 kilomètres de la France, que je tombai à nouveau sur l'artiste par le biais de son album "Ainsi sois-je". Difficile de dire pourquoi les chansons qui le composent ont tout de suite retenu mon attention...Sans doute parce qu'elles faisainet irruption au bon moment et au bon endroit.
Je n'étais, ni ne suis encore aujourd'hui, particulièrement névrosé ou désespéré...En tout cas, je ne correspond pas à l'image savamment entretenue que la jolie rousse donne d'un personnage vivant entre deux eaux, à la limite du suicide. Je pense juste que le décalage des textes, très graves ou très abscons, avec les musiques profondes et rythmées, le mélange des genres agrémenté d'un fond de pessimisme me correspondent finalement bien.
Je n'ai jamais été fan de quiconque, surtout pas d'un artiste car je refuse de me borner et me limiter à un choix en risquant de tomber dans les excès. Mylène Farmer a un côté fascinant dans une forme de démesure. Elle me fait penser à Louis II de Bavière, personnage qui m'a toujours attiré par la sienne... également liée à la musique (de Wagner, celle-là).
Il y a peu, je me suis dit qu'il était temps de combler mes lacunes en terme de clips vidéos Farmeriens. J'en connaissais déjà quelques-uns, les grands classiques du début ("Libertine", "Pourvu qu'elles soient douces"...), mais je m'étais finalement arrêté en chemin.
Je me rattrappe en ce moment et la fascination est au rendez-vous.
Le court métrage tourné en Chine pour "L'âme-stram-gram", par exemple, est une pure merveille qui m'a fait retrouver -à la façon de la madeleine de Proust- le choc que j'avais eu avec "Sans logique".
Finalement, il se confirme que je suis très sensible aux athmosphères et à l'esthétisme des images, des mouvements, des musiques. Une émotion est toujours difficilement explicable sans risquer de tomber dans le pathos ou le "nunuche". Je pense, néanmoins que l'aspect historique-légendaire et lointain de ce film n'est pas étranger à ce sentiment car j'avais ressenti à peu près la même chose en visionnant les clips du "Rodéo indien" de Zazie.
15:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.09.2006
Respighi

Ottorino Respighi, 1879-1936, compositeur italien. Il est relativement peu connu alors que ses oeuvres sont de pures merveilles de poèmes symphoniques, à la fois intimistes et très grandioses.
Je conseille, en particulier "les oiseaux " (Gli Ucceli), suite de tableaux décrivant musicalement le comportement de volatiles aussi divers que la poule ou le coucou, "Triptyque de Botticelli" (Trittico Botticeliano) sur les trois plus célèbres tableaux du peintre de la Renaissance et, enfin "Les pins de Rome", une oeuvre hallucinante dont il faut écouter les derniers mouvements avec un bon caisson de basse, en montant le volume au maximum et, surtout, loin de tout voisinage! Cette pièce est du même acabit que le fameux passage du "Also Spracht Zarathustra" de Richard Strauss, repris par Kubrik dans 2001 Odyssée de l'espace : à tomber par terre.
A noter que la partition des "Pins de Rome" à été utilisée par les studios Disney dans la version 2000 de Fantasia. L'animation met en scène des baleines dans un enchaînement admirable. Un vrai régal.
12:16 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.09.2006
"Mon coeur s'ouvre à ta voix"

Samson et Dalila, par Rubens. Une vision tres "flamande" du récit biblique.
Parmi les airs d'opéras qui me transportent littéralement figure cette aria, chantée par le personnage de Dalila dans l'opéra de Camille St Saens "Samson et Dalila" créé entre 1868 et 77 et présenté la même année à Weimar (puis en 1892 à Paris).
Le compositeur et son librettiste F.Lemaire se sont inspirés de la célèbre histoire du Juge biblique Samson, un beau gaillard à la force colossale que sa longue chevelure symbolisait -il avait été consacré à l'Eternel à sa naissance- qui se fit raser de près par Dalila dans son sommeil. La Bible fait de Dalila une femme de petite vertu travaillant pour la solde des Philistins, ennemis du royaume d'Israël...et accessoirement ancêtres des palestiniens actuels (quelle coincidence!). Ce fut vraisemblablement plus complexe. Si Dalila a trahi le secret de Samson qu'il lui livre dans un moment d'extase amoureuse, c'était pour mieux gouverner son coeur. Ce récit illustre finalement l'éternel ascendant de l'amour -et donc aussi des femmes et de la ruse- sur la force brute masculine.
Voici donc les paroles de ce passage chanté par les plus grandes cantatrices dont la Callas et Montserrat Caballé.
"Mon coeur s'ouvre à ta voix,
comme s'ouvrent les fleurs
aux baiser de l'aurore!
Mais, ô mon bien aimé,
pour mieux sécher mes pleurs,
que ta voix parle encore!
Dis-moi qu'à Dalila
tu reviens pour jamais,
redis à ma tendresse
les serments d'autrefois,
ces serments que j'aimais!
Ah! réponds à ma tendresse!
Verse-moi, verse-moi l'ivresse!
Ainsi qu'on voit des blés
les épis onduler
sous la brise légère,
ainsi frémit mon coeur,
prêt à se consoler,
à ta voix qui m'est chère!
La flèche est moins rapide
à porter le trépas,
que ne l'est ton amante
à voler dans tes bras!
Ah! réponds à ma tendresse!
Verse-moi, verse-moi l'ivresse! "
00:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.04.2006
Vanity Bear
Un groupe de nours barcelonais qui fait une musique et des chansons délicieusement kitschs, irresistibles pour se trémousser en cadence (et en bonne compagnie!) ;-)
A découvrir sur www.vanitybear.com

12:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note